Futile...

Braquage à l'anglaise
Il faut bien dire que quand Dav' m'a proposé d'aller voir ce film, dont j'avais vu la bande annonce fut un temps, je n'étais pas chaud bouillant. Il faut dire que le pitch ne me semblait pas bien folichon et que Jason Statham n'est pas vraiment mon acteur préféré. Je me suis néanmoins laissé convaincre et je dois avouer que je ne l'ai pas regretté.
Nous voici donc dans l'Angleterre des 70's, à suivre un malfrat à la petite semaine qui se retrouve embrigadé avec son équipe dans un braquage mettant en jeu la sécurité nationale, les flics ripoux de Londres et la pègre locale. Bien dépassé, notre Statham. Et cette fois-ci, pas d'Audi surpuissante ni (trop) de coups dans la tronche, il va falloir jouer serrer mais surtout s'en sortir avec ses méninges, le rapport de force étant clairement en défaveur des braqueurs.
Plus qu'un film de casse à l'ancienne, Braquage à l'anglaise nous propose de suivre les trajectoires de citoyens plus ou moins lambda dans l'Angleterre si particulière des années 70, avec leur charme suranné. Inspiré d'une histoire vraie, ce film semble excessivement désuet et en particulier lors du braquage à proprement parlé. Il faut dire qu'après des années des Experts dans toutes leurs déclinaisons, on a du mal à croire qu'il était si simple de braquer des banques il y a quelques décennies. On a du mal aussi à imaginer la société de cette époque malgré l'immersion procurée par ce film et ses acteurs tout à fait honorables.
Pas le film de l'année donc mais un bon moment, intéressant à plus d'un titre mais aussi trop convenu à certains moments, sans parler du happy-end un peu capillo-tracté.

Batman: the dark knight
Je ne surprendrai personne en disant que ce film est sombre mais je ne m'attendais pas à ce qu'il soit si désespéré. Ce ne sont pas les rares concessions à l'espoir -si peu crédibles, comme le passage des ferrys- qui atténueront la noirceur de ce Batman.
Dans tous les cas, The Dark Knight est un film long et dense, étouffant aussi parfois. Bien que la Chauve-Souris fasse parfois des cabrioles peu crédibles, le scénario est en béton armé et les acteurs sont vraiment bons. Christian Bale sait faire oublier Bruce Wayne pour mettre en avant Batman, qu'il incarne néanmoins avec quelques lourdeurs. Mais ce n'est pas grave car de toute façon, ce n'est pas lui la vedette du film. On nous avait promis un Joker inoubliable et je pense sincèrement qu'Heath Ledger a été à la hauteur. Il est l'âme du film, sa noirceur, et la folie qui l'habite semble coller à Gotham City.

Wall-E
Êtes-vous prêts à suivre les aventures poétiques et philosophiques du plus mignon des robots jamais imaginés par l'Homme? Quoiqu'on puisse penser du reste du film, Wall-E est le plus attachants des héros réalisé par Pixar, le plus expressif aussi.
Mais est-ce suffisant pour que le film plaise au plus grand nombre?

Kung Fu Panda
Tu aimes l'humour, du genre aussi léger qu'un bon cassoulet? Tu aimes aussi les films d'action dont le scénario a été écrit sur une demi-feuille de PQ? Et tu adores suivre des héros déjà vus mille fois dans d'autres navets? Ecoute, je te laisse le choix: soit tu te suicides pour éviter que tes gènes défaillants ne polluent l'espèce humaine (mais je crois qu'il est déjà trop tard), soit tu assumes ton statut de crétin et tu vas rigoler en allant voir Kung Fu Panda au cinéma.

Wanted
Je vous l'ai fait courte pour le titre, hein, parce que normalement c'est un Wanted: choisis ton destin bien ridicule. L'avantage, c'est que le nom complet du film donne déjà une bonne idée de sa qualité. Pour le faire court, c'est pas palpitant, profondément capillotracté, pas très bien joué et l'histoire est... elle est... heu... il n'y a pas de mot assez juste pour traduire le vide intersidérale de l'histoire de Wanted.

L'Homme aux cercles bleus
de Fred Vargas
Rien de tel qu'un bon petit polar de temps à autres pour se faire plaisir et là, je dois dire que je suis tombé sur un qui vraiment bon! Doté d'une intrigue très bien ficelée et de personnages crédibles, ce bouquin m'a accroché du début à la fin. Ce n'est pas le premier Vargas que je lis mais il ne me semble pas que L'Homme à l'envers (que j'avais pourtant bien aimé) m'ait autant tenu en haleine.
Evidemment, son Adamsberg mériterait un bon coup de pied au cul de temps à autre pour nous donner quelques explications de plus, surtout qu'il est facile pour un écrivain de rendre son personnage principal aussi génial que Sherlock Holmes. Mais au moins Conan Doyle éclairait un minimum les réflexions de son héros via Watson alors que Danglard sert un peu trop de faire-valoir à Adamsberg.
Mais vraiment je pinaille là parce que c'était vraiment un bon bouquin.

Ange mémoire
de Robert C. Wilson
Encore du beau gâchis avec ce roman de cyberpunk signé Wilson. Ce n'est pas que l'univers proposé soit inintéressant ni que les personnages n'offrent pas une multitude de possibilités car à partir de la même base un auteur talentueux aurait pu sortir un bon livre. Mais comme dans
son précédent roman, Wilson brode une histoire molle et sans saveur à partir d'une idée tout à fait honnête.

L'automate de Nuremberg
de Thomas Day
Les romans de Thomas Day ont beau s'inscrire dans de la fantasy classique, ils n'en restent pas moins toujours originaux. Ce court texte (120 pages) ne fait pas exception en nous plongeant dans une uchronie où se mêlent un Napoléon qui règne sur l'Europe, un automate conscient en bois et à ressort, son inventeur fou, ses frères si particuliers et quantité d'autres personnages qui donnent une réelle profondeur à l'univers de ce livre.

Les cerfs-volants de Kaboul
de Khaled Hosseini
Faute de connaissance et de curiosité, je ne m'aventure que rarement dans les romans plus classiques. C'est une grave erreur car il y a de vraies perles qui retiennent toute votre attention de la première à la dernière page comme ce livre qui nous plonge dans la vie d'un Afghan immigré aux USA qui se souvient de son enfance à Kaboul. Toute sa vie semble tracée par les événements qui ponctuent son enfance et qui le ramèneront forcément vers son pays d'origine pour tenter de réparer ses erreurs.

L'ombre de l'Hégémon
de Orson Scott Card
Après avoir suivi avec un nouvel éclairage les événements de La stratégie Ender, Card nous dévoile en partie l'évolution de la société humaine durant l'exil d'Ender. Car la fin de la guerre contre les doryphores relance les guerres larvées entre les différents états de la Terre et les enfants de l'école de guerre en sont les participants privilégiés.
Avec les détails de la première trilogie sur cette période, on se doute bien de l'évolution de l'histoire de ce tome et l'auteur ne fait que nous donner de nouveaux détails et évoluer ses personnages. Il en résulte donc une impression d'œuvre mineure, un complément presque dispensable au premier cycle. Le côté fouilli et éparpillé du scénario ne fait que renforcer la déception de tout amateur de la première heure.

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3
février

Burnout Paradise

23:04
Burnout Paradise (démo)
X360 - Comme on s'y attendait, ce nouvel épisode de Burnout en met plein la vue avec ses graphismes monstrueux et sa ville gigantesque. Les premiers kilomètres sont envoutants et font espérer un grand hit. On déchante malheureusement dès la première course où la totale liberté laissée au joueur pénalise le fun.
On a un point de départ, un point d'arrivée et trente-six routes pour relier les deux. Mais si l'on ne connait pas par coeur la ville, on a aucune chance de choisir le meilleur itinéraire et on se sent perdu dès la deuxième intersection.C'est un sérieux coup de frein au fun immédiat des précédentes versions. Et je ne vous parle même pas de la très horripilante DJ Diabolika qui est censée donner du rythme à vos runs et à vos ballades en ville car dès que j'y pense, je regrette qu'il n'y ait pas de piéton à écraser dans la série des Burnout...

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