Paris
J'ai été agréablement surpris par le dernier Klapisch malgré tout ce que la bande annonce dévoile. Alors que je pensais trouver un film très classique où chaque acteur joue son petit numéro jusqu'au dénouement convenu, Paris a le bon goût de laisser une fin ouverte sans que les différents personnages se soient forcément rencontrés.
C'est là d'ailleurs que s'exprime vraiment le talent du réalisateur: monter une histoire qui se tient sur des liens aussi ténus entre ses personnages. Parce qu'on s'attend par contre au reste, avec Luchini qui fait du Luchini, idem pour Duris (quand est-ce qu'il laissera enfin tomber ses rôles de trentenaires dépressifs?!) et une vision de Paris certes agréable mais qui ne casse pas trois pattes à un canard unijambiste.
Néanmoins c'est un beau moment que nous propose Klapisch et, si vous supportez encore son style après autant de films sur la même matrice, je ne peux que vous conseiller d'aller prendre votre place de ciné.
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Ce devait être LE film pour "fêter" l'arrivée de ma carte ciné illimité, LE film qui ne mérite d'être vu que parce que ça ne me coute pas plus cher d'aller le voir plutôt que de rester chez moi. Hé bien il tient ses promesses, le bougre! Scénario insipe, acteurs aussi expressifs que des flétans botoxés et photographie sans originalité, rien n'a été épargné à ce pauvre Jumper pour qu'il reste dans sa catégorie de petit joueur cinématographique.
C'est dommage que les producteurs n'aient pas essayé de faire quelque chose de plus grande envergure car j'aime beaucoup l'idée de départ. Il faut dire que c'est mon rêve number one de pouvoir me téléporter à tout va et vivre sans limite. Mais en misant sur les mauvais chevaux avec un Hayden Christensen (le faux Anakin dans la fausse trilogie) excessivement fade et Samuel L. Jackson qui s'est aussi compromis dans la fausse trilogie Star Wars et qui surjoue très mal, on pouvait être certain que le film n'atteindrait pas des sommets.
Les effets spéciaux rattrapent souvent le mauvais jeu des acteurs dans ce genre de film (sinon comment Will Smith aurait pu percer après Le Prince de Bel-Air et avant d'avoir de vrais rôles?) mais là aussi le film est banal. Il faut dire que le passage de Diablo dans X-Men 2 était nettement plus rythmé en plus d'être innovant alors que Jumper ne fait qu'utiliser cette idée pendant 1h30 sans apporter la moindre originalité.
A voir donc si vous avez la carte ciné illimité ou en DivX à la rigueur, tant que vous ne gâchez pas un CD en le gravant.
Cloverfield
C'est rare qu'un film me mette dans un tel état mais... waw! Je suis sorti de la salle sous le choc. Tout semble tellement réel que c'en est presque malsain. Bon, les bestioles ne sont pas crédibles une seconde mais la destruction de la ville et la fuite des "héros" m'ont pris les tripes avec une intensité jamais atteinte au cinéma.
Je sais que je suis la cible idéal pour ce genre de film mais il faut reconnaitre que toutes les personnes qui ont participé au tournage et à la post-prod' méritent le respect.
Alors que je suis généralement réticent à l'enregistrement numérique caméra à l'épaule façon Projet Blair Witch, j'ai trouvé que cette façon de filmer apportait vraiment quelque chose à Cloverfield sans pour autant être insupportable (même si cela reste fatiguant à la longue). Le rendu images de mauvaise qualité renforce l'immersion et permet de faire passer la plupart des effets spéciaux pour plus réels qu'ils ne le seraient normalement. J'habiterais New York, je pense que je regarderais différemment ma ville après avoir vu ce film...
Evidemment tout n'est pas parfait dans Cloverfield mais j'ai été chamboulé à défaut d'être 100% conquis et je pense qu'il fera date au moins pour son impression de réalité faramineuse.
Lost - S04E01-03
Que dire?! Que dire sur ce début de quatrième saison sans dévoiler un bout d'intrigue?
Le passage au flashforward (tout en gardant quelques flashbacks) redynamise cette série qui commençait sérieusement à s'enliser dans ses énigmes. L'arrivée de petits nouveaux aux motivations aussi troubles que leurs passés donne aussi un sérieux coup de fouet à l'intrigue.
Après ça reste du Lost. Pas de grand changement dans la construction des épisodes ni dans la psychologie des personnages qui souffre de quelques défauts récurrents nuisants un peu à la crédibilité des événements. M'enfin si vous avez apprécié les trois premières saisons, il n'y a aucune raison que vous n'accrochiez pas à cette quatrième qui démarre fort bien.
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