Et qu'est-ce qu'on trouve dans ces magazines? Beaucoup de pub tout d'abord! Il faut dire que Gentlemen's Quarterly et ses vingt huit pages de pub entre la couverture et le sommaire fait fort comme entrée en matière!! En creusant un peu, GQ propose quand même un minimum de contenu pour remplir ses trois cents et quelques pages. On y parle un peu de tout, de la mode à la politique en passant par les geekeries ou encore le cinéma et le sport.
De l'éclectisme qui ne cache pas la superficialité des articles et l'omniprésence des pubs pour des marques branchouilles et/ou luxueuses. Mais pour ne pas être mauvaise langue, je dois avouer que plusieurs articles se laissent lire sans compter que la mise en page est de qualité.

Si GQ vise les 20-35 ans vu les annonceurs et les sujets traités (ainsi que la pub télé associée au lancement), Le magazine de l'Optimum cherche plutôt éviter l'étiquette "Jeune & Jolie" pour mec qui irait très bien à son concurrent. La mise en page est plus sobre, les sujets des articles un peu plus sérieux même si on n'évite pas les pages fringues tendances et les photos de modèles posant avec les dernières productions D&G ou Hermès.
Les dossiers de ce premier numéro de l'Optimum restent classiques mais avec un point de vue un peu décalé qui sied bien à la clientèle visée, moins post-ado que celle de GQ, à vue de nez les 30-40 ans.

Dans les deux cas, l'homme idéal est une personne urbaine, aisée et cultivée, qui s'intéresse au monde et qui visite l'Europe tous les week-ends. Sauf que les rares personnes qui peuvent prétendre correspondre aux critères ne doivent pas lire ce genre de magazine!
A qui s'adressent ils alors? Peut être aux wanabee hommes modèles de ce début de 21ème siècle qui ne font pas partie du monde décrit dans ces magazines mais qui rêvent d'y paraître à leur place. Ou alors au curieux comme moi qui ont ainsi un aperçu d'un univers vraiment différent de leur quotidien. A moins que ce ne soient que des gros catalogue de pubs parsemés d'articles pour pouvoir être considérés comme de vrais magazines?

Quoi qu'il en soit, à 1€ le premier numéro vous auriez tort de ne pas y jeter un oeil, ne serait-ce que pour voir ce que c'est. Et puis les fringues mises en avant dans les pubs et autres publi-reportages nous donne un autre aperçu de la mode actuelle, loin des ersatz de Tektonik mal digérée que nous imposent les Celios et autres magasins de fringues.

Personnellement je doute acheter les numéros suivants vu le peu d'intérêt que je porte aux thèmes abordés dans ces magazines mais je suis bien content d'avoir craqué sur les deux premiers numéros: ils m'ont permis de passer quelques dizaines de minutes agréables et même d'écrire un nouveau billet sur mon blog! Que demander de plus?