Toujours à cause du temps de merde du week-end (et accessoirement du temps de cuisson d'un gratin dauphinois), j'ai préféré aller voir le second volet d'OSS 117 au Gaumont Wilson plutôt qu'un documentaire sur la mondialisation à l'Utopia. Ouais, je sais, c'est mal. Mais que voulez-vous, moi un week-end sous la pluie enfermé à Toulouse, ça me déprime!
On retrouve donc le "meilleur" agent secret de la République (Hubert Bonisseur de la Bath) en mission au Brésil pour retrouver un ancien nazi qui fait chanter la France avec des microfilms compromettants. Il est aidé dans sa tache par Dolorès, une espionne du Mossad, en plein dans la période des 60's pré-68.
Mais Hubert est resté le même depuis Le Caire, nid d'espions, toujours aussi con, aussi lourd, aussi misogyne, aussi raciste, ... bref aussi mauvais que dans le premier épisode!
Sauf que là les scénaristes n'y sont pas allés avec le dos de la cuiller! Rassemblement SS, blagues antisémites et lourdeur sans fin du boeuf façon vielle France des années 50 dans une parodie de James Bond, le mélange semble à première vue bien indigeste.
C'est mal connaitre Jean Dujardin qui incarne à merveille ce crétin de première et qui donne toute son énergie au film. Un film qui reste simple, ne se prenant pas au sérieux une minute et enchainant les actes de bravoures impossibles et les situations absurdes.
Les 1h47 du film passent donc comme une lettre à la Poste et on finit même par apprécier le héros, c'est dire! Il faut reconnaitre qu'il a presque réussi à contredire le grand Desproges en faisant rire n'importe qui de trucs ne passant plus trop à l'époque du politiquement correct.
Mission accomplie donc pour OSS 117: j'ai pu oublier quelques temps la déprimante météo toulousaine de ce week-end (et qui continue encore à me pourrir le moral)!
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Vu le temps absolument pourri que l'on a eu sur Toulouse ce week-end, j'en ai profité pour m'occuper de deux machines qui avaient besoin d'être ouvertes (pour différentes raisons): mon iPhone V1 et mon MSI WIND U100.
Si le démontage du second est relativement facile, l'iPhone m'a donné bien plus de fil à retordre malgré les outils adaptés que j'avais commandés sur le net!
Et voilà, le TFC s'est fait éliminer en demi-finale de la Coupe de France par Guingamp, 2 à 1. Normal, les toulousains ont très mal joué tandis que En Avant de Guigamp a assuré, même à 10 contre 11.
Lors de la première mi-temps, les Guingampais ont joué comme des bourrins avec comme résultat un carton rouge mais aussi un but. Les toulousains? De la figuration.
Guingamp a eu plus de mal durant la seconde période mais ils ont tenu bon, ils ont bien joué et ils ont eu de belles occasions dont une faute dans la surface toulousaine qui aurait dû leur donner un pénalty. Le TFC? A part un coup d'éclat de Gignac, on n'a rien vu d'autre que des passes ratées et des actions brouillonnes.
Et pourtant ce n'est pas faute d'avoir du soutien:
Un Stadium rempli de supporters...
... le Capitole aux couleurs du TFC...
... de même que La Dépêche!!
Les mauvaises langues diront que c'est parce que Toulouse avait les pieds dans l'eau suite aux grosses intempéries de ces derniers jours:
Dommage, je serais bien monté à Paris avec comme excuse de voir le TFC en finale si seulement ils avaient daigné jouer un minimum...
de Orson Scott Card
Le troisième tome de la nouvelle quadrilogie dans le monde d'Ender est sorti récemment et je me suis empressé de le lire. Je ne m'attendais pas à un chef d'œuvre mais j'espérais bien retrouver le plaisir des deux premiers volumes (et dans une moindre mesure celui de La Stratégie Ender). Quelle déception au final!
Ce n'est pas que le livre est inintéressant ou mal écrit, c'est juste qu'il est affreusement plat. L'intrigue est morne du début à la fin, sans surprise et sans originalité. Encore pire, les croyances religieuses de l'auteur transparaissent à tort et à travers, ce qui est assez désagréable pour qui ne les partagent pas. Entre les embryons à peine fécondés qui sont considérés comme des enfants et la croyance dans la prédisposition génétique, j'ai parfois eu plus l'impression de lire le prêchi-prêcha d'un fondamentaliste chrétien US qu'un bouquin de SF.
C'est sincèrement dommage car toute l'histoire de Peter Wiggin en tant qu'Hégémon aurait pu être intéressante, surtout avec les détails que Card avait laissé dans sa première quadrilogie. De même, la vie des enfants de l'école de guerre pris dans la géopolitique terrestre à leur retour de la guerre contre les Doryphores aurait pu donner quelque chose de palpitant, après L'ombre de l'Hégémon qui avait convenablement introduit la situation.
Reste à espérer que le dernier tome, visiblement d'avantage centré sur Bean, sera d'un niveau un peu plus proche de la première quadrilogie ou au moins du premier tome de cette nouvelle série.
Après un carton bien mérité en 2008 au Japon, voici enfin le dernier Miyazaki dans nos salles obscures préférées.
Vous savez que je suis très bon public pour ce genre de film et que Mon Voisin Totoro aura à jamais une place à part dans mon imaginaire. Vous n'êtes donc pas obligé de me croire sur parole mais ce dessin animé est magique! D'ailleurs vu les têtes et les discussions des autres spectateurs à la fin de la séance, je ne suis pas le seul à avoir apprécié le film au point d'en avoir le sourire aux lèvres!
Ponyo sur la falaise commence pourtant très gentiment mais sans grand éclat. Le choix de Miyazaki de bannir au maximum les images de synthèse de ses œuvres donne un rendu assez vieillot aux premières images. De plus les personnages ne sont pas dotés d'un background très épais, sûrement pour que le film soit accessible aux plus jeunes, et le parti-pris écolo semble de trop.
Pourtant la magie opère assez rapidement et au bout de quelques minutes on est transporté dans l'univers merveilleux de Ponyo, le petit poisson rouge qui voulait devenir une petite fille par amour pour Sosuke.
En fait, je crois que la magie qui irrigue l'intrigue tout au long du film doit déborder un peu de l'écran et finit par éclabousser aussi les spectateurs. A tel point qu'on en perd tout jugement et qu'on accepte sans broncher les quelques faiblesses du scénario et des personnages.
D'un autre côté, je ne connais pas beaucoup de dessins animés qui font autant ressurgir le petit enfant qu'on garde au fond de nous, que l'on ait six ou cent six ans!
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