Il y a les films de zombies classiques et il y a les hommages aux films de zombies. Bienvenue à Zombieland fait partie de cette seconde catégorie, avec en plus de nombreux clins d'œil à la game culture et beaucoup d'humour. Le ton est par contre nettement plus réaliste que Shaun of the Dead, l'autre grande comédie à base de zombies de ces dernières années qui était quand même assez déjantée (et anglaise, ceci expliquant cela).
Le pitch est simple: pour survivre dans un monde rempli de zombies, le héros principal a posé quelques règles simples qui évitent de se faire bouffer par les infectés. Sur sa route, il croise un amateur de la chasse au zombie ainsi que deux gamines plutôt débrouillardes et... Bill Murray himself!
Derrière ce scénario assez limité, le réalisateur nous a pondu une bonne comédie assez jouissive où les héros exterminent un nombre incalculable d'infectés de bien belles manières. L'humour est bien présent, reléguant le côté horrifique au second plan. Entre les vannes, les rappels réguliers aux règles de survie (un bon exemple d'humour à répétition) et les situations diverses, on n'a pas le temps de s'ennuyer et on se marre suffisamment souvent durant les quatre vingt minutes que dure le film.
Encore une fois, le réalisateur n'a pas essayé de faire un chef d'oeuvre mais un film léger et fun et l'objectif a été atteint avec brio. Bienvenue à Zombieland est typiquement le genre de film à voir avec des potes juste avant une partie de Left 4 Dead un samedi soir.
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Boursoufflé et nauséabond, je ne vois pas d'autres termes pour décrire 2012.
Boursoufflé car tout est trop: trop grand, trop improbable, trop américain, trop ridicule, mettez les adjectifs que vous voulez mais au final, c'est vraiment trop too much (oui, je sais...).
Il ne faut jamais reprendre le scénario d'un film catastrophe (ou de SF) pour pointer ses faiblesses mais là, je crois que tout une vie ne suffirait pas à les énumérer. Entre les invraisemblances du type "seules 10 personnes aux USA savent ce qu'il en est mais cent mille ouvriers chinois travaillent en ce moment à la construction des arches" ou encore le réseau GSM qui remarche juste au moment où le tsunami non prévu s'abat sur l'Inde, ce qui permet à un ami des héros de les prévenir alors qu'ils sont dans Air Force One -Maaaaaaaais bien sûr!- en passant par le bon vieux père de famille qui échappe trois millions de fois à une mort certaine sans une égratignure, on ne navigue plus dans le grand n'importe quoi mais plutôt dans la tentative du record Guiness du plus mauvais scénario de film catastrophe.
Plus emmerdant, ce qui m'a vraiment choqué avec 2012, c'est sa morale nauséabonde. Oh, il y a bien quelques personnages intègres et positifs comme devinez qui... mais oui, le Président des United States of A. -que c'est original- mais ils ne font que rajouter au malaise. En gros ce pourrait être du chacun pour sa pomme, ce qui parait normal dans ce genre de film, mais sans le filtre de l'humour ou de la dénonciation que l'on voit généralement. Les personnages, et même surtout les héros, n'ont strictement aucune morale et ne pensent du début à la fin qu'à eux-même.
Sans compter les montagnes de lieux communs tout aussi puants, comme les gentils petits ouvriers chinois qui construisent les arches pour les riches de ce monde sans essayer de sauver leurs peaux (chinois -> corvéable et sacrifiable à l'envie) et le machisme affligeant qui laisse les femmes dans leurs rôles de potiches ou de mères aimantes. Je crois bien qu'à aucun moment du film une héroïne fasse quelque chose de constructif. C'est bien connu, les femmes ne savent ni conduire ni piloter, ni réfléchir ni bricoler. Manquerait plus qu'elles aient le droit de vote et on n'aurait pas besoin d'éruptions solaires pour débuter le scénario de ce film catastrophe...
Alors oui, deux des héros nous font un speech moralisateur pour laisser entrer (en moins de 15 minutes, si si) les centaines de milliers de gens qui n'ont pas d'arche, prétextant qu'être humain signifie sauver des gens au péril de sa vie. Mais il faut souligner que ces personnes sont des gens qui ont eu comme eux les moyens financiers et politiques d'arriver jusque là, le gratin de notre beau monde capitaliste.
On s'en foutait bien une heure plus tôt de sauver les quelques milliards de quidams qui ne savaient même pas que la fin du monde arrivait ce jour-là. On se sacrifie pour les gens qui appartiennent à notre monde, hein, on se prétend humain en sauvant ceux qui sont comme nous. Mais laisser crever le reste de l'humanité, sans même les prévenir à temps pour qu'ils puissent tenter de survivre, c'est normal.
C'est à ce niveau que 2012 aurait pu assurer sa rédemption en critiquant les choix politiques des différents personnages, en nous faisant réfléchir à la meilleure solution dans ce cas de figure et aux erreurs à éviter. Mais mis à part deux pauvres interrogations aussi crédibles que le centre de Toulouse sans son odeur de pisse, on ne voit rien venir. En sortant du film, on a l'impression qu'il est normal de sélectionner uniquement les survivants sur leur réussite sociale...
Heureusement qu'à la fin, la revanche karmique sauve l'honneur du film en préservant une grande partie de l'Afrique. Il faut bien reconnaitre que peu d'africains devaient posséder une place dans une arche...
J'ai eu du mal à le voir, ce film, mais je ne regrette pas de m'être acharné: c'est le film le plus humain que j'ai vu depuis longtemps! Enfin, le bon côté d'humain hein, pas celui qui me fait râler à chaque fois que je sors de chez moi...
Looking for Eric, c'est l'histoire d'un looser anglais qui n'est ni respecté ni aimé chez lui par ses deux beaux-enfants, qui a tenté de foutre sa vie en l'air juste pour avoir revu Lily, la femme qu'il avait abandonnée trente ans plus tôt, et qui n'a aucune estime de lui-même. Mais ce raté nommé Eric a deux atouts en main: ses amis et Eric Cantona.
Enfin, quand je parle d'Eric Cantona je devrais plutôt dire des hallucinations jouées par le vrai Canto. Et ça, ça change tout, pour Eric comme pour le film.
Deux minutes, il ne faut pas plus de temps à Ken Loach pour nous intégrer dans cette histoire de postier à la dérive, fan de foot et de Cantona. C'est avant tout par l'humour qu'on est accroché, celui des supporters/collègues à l'humanité débordante. C'est ensuite Cantona lui-même, s'auto-parodiant avec talent, qui nous installe pour de bon dans le film. Et ça continue ensuite avec la relation douloureuse entre Eric et Lily et l'extrême violence de la vie dans les quartiers populaires anglais qui débarque quand on s'y attend le moins.
Looking for Eric oscille entre la comédie romantico-dramatique et la critique sociale présente dans tous les films de Loach. L'équilibre est conservé pendant les 1h59 que dure le film, jusqu'au dénouement qui fait la jonction entre le titre, Eric Cantona et Eric. Plus besoin de chercher, Eric [s'est/a été] trouvé.
Après une séance de relaxation mentale avec G.I. Joe, il était temps de donner quelque chose de plus consistant à mon cerveau et mon choix s'est porté sur le dernier Woody Allen. J'avais évité jusqu'à présent ce film car la bande-annonce donne envie de tout sauf de se précipiter dans une salle obscure! On dirait presque un film parodique tellement les éléments Allenien sont exacerbés.
Et pourtant la magie fonctionne!
Dieu sait que je n'aime pas les films dont les personnages sont des caricatures et où le scénario tient sur un post-it tout en étant aussi crédible qu'une huitre super-héros... Mais le fait est qu'au bout de quelques minutes, je me suis attaché aux protagonistes et j'ai laissé l'intrigue me porter jusqu'au happy-end qui s'est révélé au final un peu indigeste. C'est bien le seul vrai défaut du film, tout le reste étant assimilé par la pâte de Woody Allen pour fournir un petit plaisir finalement assez peu sexué.
Whatever Works n'est certainement pas un grand film ni même à la hauteur de Vicky Christina Barcelona mais il sait se faire apprécier. En tout cas, je l'ai apprécié...
J'ai tellement fait chier les neuneus en Normandie à propos de ce film que je ne pouvais pas ne pas aller le voir! Et je n'ai pas été déçu: c'est du grand port-nawak!
Alors oui, les gentils sont très gentils, et fidèles, et fiers, et beaux, et... bref, ce sont des winners... et les méchants sont évidemment très méchants, et traitres, et moches, et corrompus, et... bref, ce sont des loosers.
Entre les deux camps, une guerre sans merci pour le contrôle de missiles remplis de nanomachines qui peuvent ronger le métal et donc potentiellement détruire une ville entière. Ça bourrine donc aux quatres coins du monde, sans laisser plus d'une minute de répit aux spectateurs mais sans rendre ces derniers épileptiques comme Transformers 2.
On va dire que l'action et le "scénario" sont bien dosés même si les flashbacks ringards alourdissent un peu la narration. Il faut aussi faire avec le peu de crédibilité de l'intrigue, le surjeu de tous les acteurs ou certains effets spéciaux un peu cheap mais c'est aussi ce qu'on attend d'un film comme celui-ci, non?
Mission remplie donc pour les G.I. Joe, avec même deux mentions spéciales: La première pour la fin ouverte (la suite est déjà prévue pour 2011) qui laisse la victoire des héros toute relative et la seconde pour les combats sous-marins qui ressemblent à des combats spatiaux.
Comme le tout est enrobé dans un film sans faute de goût majeur (si on accepte l'idée même d'un film sur la licence d'Hasbro), j'ai passé un bon moment.
Vous pouvez reconnecter votre cerveau maintenant...
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